contenu alternatif

Petite chapelle Saint-Joseph

Inauguration des travaux de restauration

JPG - 58.5 ko

La Commune de la Chapelle-Launay a souhaité restaurer l’édifice (clocher, enduit et berceau de bois à l’intérieur) en vue de l’utiliser comme salle culturelle accueillant un maximum de 40 personnes. Pour libérer l’espace intérieur de tout cloisonnement, des sanitaires indépendants ont été créés : ils seront utilisés pour l’activité propre de la Chapelle mais aussi lors des diverses manifestations organisées sur le champ de foire.


JPG - 67.8 ko
Avant

JPG - 56.3 ko
Après

Historique

 [1]

L’actuelle chapelle a été reconstruite entre 1842 et 1844, au même endroit sur le champ de foire, en remplacement d’une chapelle plus ancienne, figurant au cadastre de 1826, démolie pour cause de vétusté. La construction en a été financée à l’époque, antérieure à la séparation de l’Église et de l’État, par la municipalité avec, sans doute, l’aide de la Sous-Préfecture. La Fabrique paroissiale s’était "fait tiré l’oreille" pour participer à cette nouvelle construction.

JPG - 130 ko
Discours du maire

L’ancienne chapelle était orientée Est/Ouest et non Nord/Sud comme celle d’aujourd’hui. Elle avait servi comme lieu de réunion, sous la "présidence" du Sénéchal Marquis de Coislin, pour la rédaction des Cahiers de Doléances de la paroisse de la Chapelle-Launay.

La chapelle reconstruite est consacrée et bénite le 9 octobre 1844, jour de la foire de la Saint Denis, par Mr Lantier, curé.

JPG - 101.5 ko

Son implantation était liée à l’activité des foires, pendant lesquelles des messes étaient célébrées : avec quatre foires importantes par an, dont celle du 4 mai et celle des chevaux, au mois d’octobre.

Pendant tout le XXe siècle, la chapelle n’a pas été correctement entretenue par la paroisse, puisque tous les capitaux ont d’abord été mobilisés, vers 1901/1903, pour la reconstruction de l’église. Ensuite l’entretien de la chapelle s’est fait a minima.

JPG - 148.7 ko

De 1922 à 1929, la raison des messes dominicales à l’intention des malades mentaux hébergés à Blanche Couronne, était d’éviter qu’ils ne perturbent l’office dominical célébré dans l’église paroissiale.

Les dernières foires ont eu lieu dans les années 50. Ensuite cette chapelle est restée fermée pendant les années 50 et 60.

Dans les années 70 la commune a commencé à utiliser la chapelle pour les jeunes et le sport. D’abord comme vestiaire pour le basket qui avait son terrain sur le champ de foire, car il n’y avait pas de salle couverte à l’époque. Des douches et WC ont été installés dans le "chœur". Ensuite, elle a été dévolue à l’USCL, après pose de faux-plafond et de placoplâtre pour masquer la "misère" et les problèmes d’humidité.

JPG - 152.3 ko
USCL

La précédente municipalité s’est trouvée placée face à un choix : détruire ou restaurer ? Une première estimation des coûts, sous-évaluée, par un architecte qui avait suivi le chantier de la chapelle St Victor à Campbon, a été présentée aux élus. Puis, avec un nouvel appel d’offre, car le dossier avait traîné, le projet a été confié à Romuald Bodier

Les travaux ont commencé le 18 Novembre 2007 et ont été suivis par Michel Chevalier jusqu’en mars 2008, en avance à l’époque, selon lui, sur le calendrier fixé.

JPG - 148.1 ko
Public

Les travaux

 [2]

La façade Sud

  • Le rampant du pignon couvert, fragilisé notamment par les précédents travaux de couverture et les mortiers de ciment
  • Le clocher, dont les bois de charpente en mauvais état ainsi que la couverture avaient provoqué l’inclinaison
JPG - 51.1 ko
Clocher avant

JPG - 65.5 ko
Clocher après

  • Le portail, dont les tuffeaux étaient très entamés à l’extérieur comme à l’intérieur du fait d’une très forte humidité et de l’orientation même de l’ouvrage
JPG - 139.4 ko
Linteau
  • L’œil de bœuf (occulus), lui encore dégradé par la pose d’un mortier de ciment et l’orientation de celui-ci

Les façades Est, Ouest et Nord

  • La corniche filante, dégradée par le manque de saillie des ardoises de la couverture
  • Les chaînes d’angles en retour Est et Ouest
  • La fenêtre Est, fissurée par l’action due à des désordres de la charpente
  • La porte et fenêtre Ouest, très exposées et dégradées par la création de jambages en ciment. En effet à l’origine, seul l’accès par le portail existait.

L’enduit extérieur

a été repris après piquage et rejointoiement sur l’ensemble de la Chapelle, et remplacé par un enduit à la chaux. S’agissant d’un édifice classique le choix d’un enduit couvrant à été fait, afin de mettre en valeur les éléments décoratifs en tuffeau (chaines d’angle, portail, corniche…)

A l’intérieur

, outre l’enduit là encore remplacé par un enduit à la chaux, les interventions ont concerné :

JPG - 118 ko
Coupole
  • La niche intérieure, celle-ci devait recevoir à l’origine une statue de Saint-Joseph et constitue aujourd’hui le seul élément décoratif de qualité situé à l’intérieur de l’édifice, à ce titre l’ouvrage fera l’objet d’une restauration ultérieure.
  • La voûte en berceau existait encore durant la première moitié du XXème siècle et était constituée d’une « coque » en bois enduite au plâtre. Un témoignage rapporte qu’elle était alors de couleur bleue. Une pose du plâtre sur résille métallique a été préférée au bois, plus onéreuse.
  • L’éclairage adapté à la présentation des expositions et le chauffage

La couverture

a été reprise sur toutes les rives et, bien sûr, sur le clocher.

JPG - 146.8 ko
Champ de Foire

Diaporama :

Discours du maire Ruban

[1] Historique établi, à partir de diverses sources, dont le témoignage de Michel Chevalier, par Nathalie Flauraud.

[2] Par Romuald Bodier, architecte


Haut de page

Infos pratiques

L’INAUGURATION
JPG - 125.9 ko
Discours du maire
PDF - 59.5 ko
Discours du Maire
JPG - 479.8 ko
JPG - 201 ko
Ruban