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Troisième réunion publique pour la Basse-Chapelle

à Beau Soleil

Pour boucler ce premier cycle de réunions publiques, la municipalité invitait mercredi 18 novembre, la population de la Basse-Chapelle au sud de la RN171, au restaurant Beau-Soleil. Afin d’échanger sur l’actualité communale et les projets municipaux.
Malgré un certain match de foot à la télé, le public était, encore une fois, au rendez-vous et la salle du restaurant était comble.


Bien qu’une " discrimination entre les gens du haut et les gens du bas " ait été évoquée, cette réunion ne différait aucunement, dans son déroulement, des deux précédentes, au Tillon et au bourg. Après les présentations d’usage des membres de l’équipe municipale, rassemblés autour du maire, Jacques Dalibert, a fait le tour des dossiers reçus en héritage et de ceux initiés depuis 18 mois par la nouvelle municipalité. Ensuite, la parole était à la salle qui n’a pas manqué, parfois vivement, de s’en emparer.

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Cliché Jean-Claude Plagne

Questions abordées

Laissées à l’entière initiative des intervenant(e)s, la plupart des questions avaient cependant déjà été évoquées dans les deux précédentes réunions, avec le regret que ce type de réunion publique de proximité - pourtant inédit sur la commune - n’ait pas eu lieu plus tôt, et le souhait d’autres réunions aux thèmes davantage ciblés.

  • La sécurité routière dans la traversée de la Touche Basse et aux carrefours de Beau-Soleil et de la Croix Marion. Au-delà d’améliorations urgentes de la signalisation, quels aménagements casseurs de vitesse dans le cadre du plan communal des déplacements et du PAVE ?
  • ADSL et Internet, avec une analyse des causes des disparités de la desserte ADSL dans la Basse-Chapelle et les modalités de l’offre satellitaire du conseil général.
  • L’ANC, assainissement non-collectif : quelles aides techniques et financières pour les "retoqués" des contrôles de Véolia ? L’occasion de souligner la distinction entre assainissement collectif et assainissement individuel, et d’évoquer les évolutions règlementaires du SPANC, à examiner rapidement en commission de travail extra-municipale.
  • Le sens de l’étude foncière de la SAFER autour de Blanche Couronne : une simple étude en deux phases successives : l’une de périmètre élargi, l’autre plus rapproché des bâtiments de l’Abbaye. Pour la faisabilité d’achats fonciers communaux, dans la perspective de résoudre la question de la "multipropriété" des lieux pointée comme préjudiciable par divers intervenants institutionnels au cours des Etats-Généraux du 18 septembre.
  • L’impact des travaux prévus au printemps sur les lignes SNCF, avec l’exigence d’une organisation du chantier qui ne pénalise pas trop les populations qui vont se retrouver momentanément isolées, notamment à travers les transports scolaires, et même l’indemnisation des activités professionnels impactées par ces travaux.
  • Et puis - présentés volontiers comme signes du stigmate bas-capellaunaisien - la fréquence des inondations, le curage et l’entretien des fossés et des chemins ruraux, nourissant des interrogations sur la fréquence des passages des agents de voirie à la Basse-Chapelle.

Cette troisième réunion a confirmé l’intérêt et l’utilité d’une telle démarche de démocratie participative de proximité. Un bilan global des trois réunions sera évidemment tiré par la municipalité, et d’autres de ce type seront bientôt programmées.

Sentiment d’isolement de la Basse-Chapelle
Lors de la troisième et dernière réunion municipale publique de secteur qui s’est tenue à Beausoleil, parmi les points abordés plusieurs étaient similaires à ceux abordés lors des autres rencontres. Mais la cinquantaine de participants a fait émerger un sentiment de « différence » par rapport au reste de la commune.
Ceci s’explique certainement par la coupure géographique provoquée par la traversée des deux voies ferrées et de la nationale 171 avec son franchissement plus que délicat à Beausoleil, même si les intéressés ont dit s’être habitués à faire avec. D’autres problèmes semblent être spécifiques à cette partie de la commune. La desserte de certains hameaux en ADSL demeure problématique même si certaines solutions se profilent par voie satellitaire.
Le secteur, vu sa topographie, est confronté à des problèmes d’inondation récurrents. En terme de circulation, des problèmes ont été également soulevés quant à la sécurité et à la contrainte à venir, consécutive à la fermeture longue des passages à niveau pour travaux sur les voies ferrées, qui aura des répercussions sur les déplacements des habitants, les transports scolaires et l’activité économique (restaurant et commerce de bovins).
Les participants ont aussi échangé, parfois de façon assez ferme, sur le nouveau Plan local d’urbanisme. Dans cette zone, à activité essentiellement agricole, les contraintes propres à la situation de la commune (loi littorale, natura 2000, zone humide) sont parfois fortement ressenties. Dernier point spécifique abordé, celui de l’abbaye de Blanche-Couronne, proche voisine, pour laquelle la signature d’une convention avec la Safer, inquiète certains.
Un article de Ouest France du 24 novembre 2009

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